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Les folles aventures de Fly au pays du soleil levant
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Fly
Geisharlebois


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MessagePosté le: Lun 17 Fév 2014 22:49    Sujet du message: Répondre en citant



La surprise du jour : les metalleuses de Cyntia (à ne pas confondre avec les tarlouzes de Cynthia). Vous le savez, je ne goûte que très moyennement le metal à tendance heavy/power, à de très rares exceptions près. J'ai d'ailleurs déjà testé plusieurs groupes japonais du genre et ça s'est globalement soldé par un "bof, sans plus", même lorsque les dits groupes sont des "all-female bands", comme Aldious ou Destrose.

Évidemment il y a DOLL$BOXX mais elles boxent (haha) dans une autre catégorie. Sauf que voilà-t-y pas que je tombe sur le troisième et nouvel album de Cyntia, Limit Break. Je connaissais le groupe de nom et j'ai décidé d'essayer, juste pour voir. ET C'EST VACHEMENT BIEN. Pour une raison qui m'échappe, je trouve que le groupe a une vraie belle personnalité (rien de super original tout de même) et surtout une belle constance dans l'inspiration et l'interprétation. L'album ne contient pas vraiment de temps mort et réussit même l'exploit de proposer plusieurs chansons qui, dans un avenir rapproché, pourraient se voir attribuer le qualificatif de "tuerie". Bonus, il n'y a que deux ballades, et l'album se termine sur un long morceau de dix minutes qui tient franchement bien la route. Ajoutez à ça des claviers discrets, une basse puissante, des riffs et des solos bien torchés, une chanteuse au taquet, et vous avez la recette gagnante pour une bonne séance de kiff.

Senkou Strings
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Dernière édition par Fly le Jeu 20 Fév 2014 17:04; édité 1 fois
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Fly
Geisharlebois


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MessagePosté le: Mer 19 Fév 2014 2:46    Sujet du message: Répondre en citant

Entre deux plantages j'ai réussi à mettre à jour le premier message en y ajoutant Ringo Shiina :)
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Archaïc_Prayer



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MessagePosté le: Mer 19 Fév 2014 12:34    Sujet du message: Répondre en citant

En Metal japonais, je ne peux qu'approuver DS concernant Loudness et Seikima II.

Sinon, j'ajouterai bien M.a.n des répugnants G.I.S.M (God in Schizoid Mind) : j'ai testé et globalement, c'est vraiment bien. Juste du bon heavy (avec quelques relents de Maiden, je crois, ou je confonds) avec une voix black. La trilogie "Meaning Corrupted" est excellente. Les deux trucs de bruit, pas encore écouté.

http://www.youtube.com/watch?v=MUxRN39gw28&feature=player_detailpage

C'est d'autant plus frustrant que le LP est hors de prix et qu'on doit se coltiner le bootleg avec Detestation, que j'ai moins aimé.

Je vois qu'on parle aussi de X Japan, dont les zicos n'ont d'ailleurs pas eu un début de carrière de très bon gout (pauvres fans, s'ils savaient).
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DarkSchneider



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MessagePosté le: Mer 19 Fév 2014 13:36    Sujet du message: Répondre en citant

C'est vrai que quand on a eu comme zicos des mecs qui ont joué dans Rommel et Mein Kampf ça pose question lol
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Fly
Geisharlebois


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MessagePosté le: Jeu 20 Fév 2014 2:29    Sujet du message: Répondre en citant

Histoire de rebondir sur Ringo (oulala), une petite vidéo live de son groupe, Tokyo Jihen, avec quelques bouts d'interview dedans : Music Japan Tokyo Jihen Special. Comme ça chie la classe, en particulier le premier morceau.
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Sly



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MessagePosté le: Jeu 20 Fév 2014 12:56    Sujet du message: Répondre en citant

Ah oui, Tokyo Jihen. J'avais bien aimé Adult, faudrait que j'en écoute d'autres un jour.
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Fly
Geisharlebois


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MessagePosté le: Jeu 20 Fév 2014 17:02    Sujet du message: Répondre en citant



Silent Siren | 31 Wonderland (2014)

C'est moi où les Japonais prennent la chose musicale très au sérieux? Attention, pas dans le sens «la musique, on ne rigole pas avec ça!» (ça c'est une spécialité française), mais plutôt dans le sens «tant qu'à faire de la daube, faisons-la bien!». Vous comprenez ce que je veux dire? Je sais que c'est un mot qui fait frémir bien des mélomanes, mais je ne peux m'empêcher de trouver que les productions nippones font plus souvent qu'autrement preuve d'un professionnalisme certain. Même si, de nos jours, il n'est plus vraiment étonnant de s'attendre à ce que la première démo d'un groupe amateur, enregistrée dans sa cave, sonne ultra pro, ça va bien au-delà de cela au pays du soleil levant. Comme si ils étaient incapables de se contenter de la médiocrité.

Prenons un exemple (tout à fait au hasard, bien évidemment, vous me connaissez). Imaginez qu'un producteur quelconque décide de faire faire de la musique à une bande de mannequins. Dans n'importe quel pays du monde, il suffirait de faire appel à des pros de l'image, et le tour est joué! On créé un girls band, on emballe ça à la sauce dance pop du moment, on leur apprend quelques pas de danse, on raccourcit leurs jupes, et voilà! Emballé c'est pesé! Pas au Japon. Non, au Japon, on décide qu'en plus de se trémousser en jupe courte, elles vont jouer elles-mêmes de leurs instruments, et pas question de prendre ça à la légère! Faut que ça torche! Ah! et puis tant qu'à faire, autant leur écrire d'excellentes chansons pop/rock super accrocheuses qui mettent la patate, non? Bon, là c'est peut-être moi qui en rajoute...

Bref, je ne sais pas si c'est vraiment comme ça que les choses se sont passées avec Silent Siren, mais on peut dire que le résultat est réussi! Depuis que j'ai découvert le groupe fin 2012 au détour d'un clic (oui, je suis comme ça moi, je vois une jolie fille avec une guitare, je clique, là!), je n'en reviens toujours pas. Bon, au début, leur musique me faisait plus délirer qu'autre chose, c'était tellement typiquement j-pop, énergie, mélodies, bonne humeur, voix kawaii et tout le tralala, mais plus le temps a passé, plus je me suis pris d'une certaine affection pour ces filles et leur musique irrésistible. Évidemment, ça aide quand les dites filles enchaînent les singles et les albums à une vitesse grand V (on est au Japon après tout, patrie par excellence du stakhanovisme musical). Car même pas un an après leur premier album, l'excellent Start→, voilà que sort déjà leur deuxième, le non moins excellent 31 Wonderland.

La recette est toujours la même : énergie, mélodies, bonne humeur, voix kawaii et tout le tralala, sauf qu'en plus cette fois-ci, le groupe semble avoir mis la pédale douce sur les ballades sirupeuses et interminables (encore une fois typiquement j-pop), au profit d'une approche plus rock et rentre-dedans. Le pied quoi! Parce que c'est ça le petit bonus avec Silent Siren – elles font partie de ces groupes capables d'appliquer constamment la même recette sans jamais rater leur cible, c'est-à-dire moi en l'occurrence. J'ai beau essayer, je n'arrive pas à résister à leurs ritournelles insupportablement catchy, qui réussissent immanquablement à me filer la banane.

À ce titre, 31 Wonderland ne déroge pas à la règle. Il faut même attendre la huitième chanson pour voir la cadence ralentir un peu, le début de l'album étant un feu roulant de mélodies chatoyantes, de cavalcades pop et de guitares crunchy. On remarque également que les quatre musiciennes maîtrisent de plus en plus leur technique, ce qui nous donne droit à quelques passages instrumentaux très courts mais juste assez kiffants (mention spéciale à la bassiste), notamment sur ce brûlot qu'est "Limited" – oui, je dis bien brûlot, même si dans le cas de Silent Siren ça donne un truc complètement unique et improbable, à la fois furieusement rock et complètement mignon. J'aime aussi l'idée d'avoir gardé pour la fin l'excellente "Guru Guru Wonderland", histoire de finir en beauté avec cette chanson qui est la quintessence du style Silent Siren. Il est bien sûr trop tôt pour prédire pendant combien de temps la magie va durer, alors pour le moment profitons-en!

ビーサン
Guru Guru Wonderland (attention, le clip peut donner le tournis)

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Leo Ieiri | A Boy (2014)

Il y a deux sortes de J-Pop : la bonne et la mauvaise. Non, attendez, ne partez pas! Je ne plaisante qu'à moitié. Déjà, à la base, le genre J-Pop est un incroyable fourre-tout qui désigne finalement toute forme de musique pop en provenance du Japon, ce qui est un peu vain quand on connaît toute la diversité de ce qui se fait là-bas. Au moins, quand on parle de Britpop par exemple, on sait que le genre est davantage circonscrit dans le temps, même s'il renvoie à des trucs aussi différents que Blur et Oasis. Et comme le genre Pop est lui-même un autre incroyable fourre-tout, vous comprenez qu'on n'est pas sortis de l'auberge.

Reste qu'il y a bel et bien une façon typiquement japonaise de faire de la pop, et ce savoir-faire se reflète dans une industrie musicale éléphantesque qui produit à la chaîne des centaines d'artistes interchangeables et souvent sans saveur. L'équivalent nippon de notre bonne vieille variété française, en gros. Heureusement (et, serais-je tenté d'ajouter, évidemment), il arrive que sortent de cette machine infernale des albums hors de l'ordinaire, ou qui en tout cas réussissent pour toutes sortes de raisons à se distinguer de la masse. Même si encore une fois, je n'ai pas la prétention d'être un expert en la matière, je pense que c'est le cas du deuxième album de la jeune Leo Ieiri, A Boy.

Une chose est certaine, c'est qu'il est parvenu à retenir sérieusement mon attention alors que je m'attendais à un énième truc sans grand intérêt. Mais alors pourquoi l'avoir écouté? Pourquoi Leo Ieiri plutôt qu'une autre? Pour être honnête, je ne saurais le dire. Je n'avais pas particulièrement aimé son premier album, Leo, mais j'avais quand même senti du potentiel au détour de quelques-uns de ses singles. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce potentiel s'est parfaitement cristallisé sur ce deuxième album. A Boy est en effet d'une constance et d'une qualité singulières. Là où bon nombre d'albums de pop japonaise finissent par devenir proprement insupportables à force d'allonger la sauce (trop de chansons trop longues et trop banales), A Boy réussit à éviter les pièges habituels et à ne jamais donner l'impression de s'enliser malgré ses 14 chansons.

Il faut en premier lieu souligner la qualité de l'enregistrement et des arrangements. C'est presque une évidence mais encore une fois trop d'albums du genre se vautrent sans aucune gêne dans les orchestrations sirupeuses et les ballades à l'eau de rose. Ici l'équilibre est maintenu et les chansons ne s'étirent jamais pour rien. C'est frais et moderne sans être putassier, bref c'est un peu la classe. Pour tout dire, ça me rappelle beaucoup le Mentre tutto cambia d'Annalisa Scarrone (de l'Italo Pop à la J-Pop, il n'y a qu'un pas!). Si l'enrobage fonctionne, ce sont bien sûr les chansons qui permettent à A Boy de rafler la mise. Des mélodies à foison, une belle gamme de rythmes et de styles, et une voix à la fois puissante et touchante, le tout sans aucune véritable baisse de régime.

Je disais donc, il y a deux sortes de J-Pop, la bonne et la mauvaise, et je n'ai aucune hésitation à classer A Boy dans la première catégorie.

Vraiment un très très bel album! Écoutez Taiyō no Megami ou Chocolate pour voir, ou le refrain de A Boy <3
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Fly
Geisharlebois


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MessagePosté le: Dim 02 Mar 2014 13:30    Sujet du message: Répondre en citant



BABYMETAL | BABYMETAL (2014)

Il n'y a pas de pire façon d'aborder BABYMETAL qu'en les prenant au sérieux. Non mais pensez-y deux secondes. B-A-B-Y-M-E-T-A-L. Il me semble que le nom dit clairement à quoi s'en tenir. Loin de moi l'idée de vouloir jeter la pierre aux metalleux (vous me connaissez!), mais disons que ce ne sont pas les plus accommodants lorsqu'on essaie de jouer avec les codes de leur genre favori. (Même s'il y en a parmi eux qui prennent Manowar pour de l'argent comptant! Allez comprendre...) L'idée qu'on puisse avoir envie d'ajouter des voix de gamines par-dessus du metal en y injectant une bonne dose de pop n'est peut-être pas la plus susceptible de susciter leur adhésion pleine et entière, surtout maintenant que ce qui avait plus ou moins commencé comme une grosse blague est tranquillement en train de prendre des proportions imprévisibles. Il suffit de lire les commentaires outrés de certains d'entre eux pour comprendre que c'est un sujet sensible.

Le problème, c'est qu'il n'est pas très avisé non plus que prendre BABYMETAL à la légère. Ce qui semblait au départ n'être qu'un délire sans lendemain ("Doki Doki☆Morning") est vite devenu un projet à part entière dont la progression fulgurante ne peut être ignorée. L'enchaînement des singles "Headbanger!!", "Ijime, Dame, Zettai" et "Megitsune" a largement contribué à faire monter la sauce et à démontrer le potentiel énorme que recelait BABYMETAL, notamment en la personne de Suzuka Nakamoto, aka SU-METAL. Car pour que BABYMETAL fonctionne sur la durée, il fallait deux choses : 1) des compositions qui tiennent la route et 2) une chanteuse qui transcende la notion de gimmick pour apporter un peu d'âme à la musique (pour le reste, ils sont Japonais, donc sur le plan instrumental c'est évidemment une boucherie). Et le moins qu'on puisse dire, c'est que la jeune front woman (ou devrais-je dire front girl?) livre la marchandise avec un aplomb absolument renversant. C'est même l'une des plus belles surprises de ce projet.

Mais alors comment aborder sereinement le tant attendu premier album éponyme de BABYMETAL? Et bien en essayant de l'apprécier comme on le ferait pour n'importe quel autre album, c'est-à-dire sans en espérer monts et merveilles, mais sans a priori négatif non plus. Le 'groupe' est à ce point une source de réactions polarisées qu'il est difficile de ne pas avoir d'attentes, même lorsque l'album est constitué en grande partie de morceaux déjà connus. Ça fausse un peu la donne. Et puisque, comme je l'ai souligné, la prestation de SU-METAL est au-delà de tout reproche (ses deux complices servant plus d'accessoires qu'autre chose, même si je suis curieux de voir si elles vont atteindre son niveau en grandissant), il ne reste qu'à s'attarder aux compositions.

Je ne reviendrai pas sur les trois inoxydables singles susmentionnés qui sont tous plus fabuleux les uns que les autres, à la fois surpuissants et mélodiques à souhait. Pour une fois que je réussis à ne pas les user jusqu'à la corde avant la sortie de l'album, je vais en profiter! Seulement j'avais un peu peur que le reste ne soit pas à la hauteur, n'ayant pas vraiment été impressionné par les différentes faces B accolées aux singles, à part peut-être "Uki Uki★Midnight". Avec le recul et dans le contexte de l'album, il y a bien quelques morceaux qui détonnent un peu (surtout "Iine!"), mais globalement je suis obligé d'admettre que ça tient franchement bien la route. Que ce soit "Gimme Choco!!", "Benitsuki -Akatsuki-" (une autre incroyable réussite à mettre au crédit de SU-METAL) ou "Catch Me If You Can", elles ont toutes un petit quelque chose qui fait que ça marche. Même le refrain débile de "Doki Doki☆Morning" retrouve une nouvelle jeunesse!

Deux choses permettent vraiment à BABYMETAL d'être plus qu'une bête de cirque musicale. D'abord, la formidable diversité des genres abordés. Ce n'est pas toujours d'une grande subtilité (cf le nu-metal de "Onedari Daisakusen", les passages reggae de "6 no Uta" ou les beaks dubstep de "Uki Uki★Midnight", par exemple), mais c'est balancé avec une telle conviction qu'on se sent moins obligé de faire la fine bouche. Ce qui m'amène au deuxième point, à la fois évident et crucial : la qualité indéniable de l'ensemble. Je l'ai déjà dit, le fait que ce soit un produit japonais garantit presque automatiquement que ce sera bien fait; reste que le résultat est absolument bluffant. Les musiciens sont des brutes et méritent tout autant de respect que nos trois metalleuses en culotte courte. Quand une telle somme de talents donne quelque chose d'aussi ahurissant que "Akumu no Rondo" (où Suzuka brille encore une fois de mille feux), je ne peux que m'incliner.

Bref, BABYMETAL ne fera probablement jamais l'unanimité, mais finalement on s'en fout. Pour peu qu'on adhère au délire, ce premier album fait parfaitement l'affaire et démontre encore une fois que les Japonais sont les rois incontestés du dérapage contrôlé. Et maintenant que le projet semble parti pour durer, il ne reste qu'à croiser les doigts en espérant que la qualité sera au rendez-vous.

BABYMETAL DEATH DBZ
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Fly
Geisharlebois


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MessagePosté le: Dim 02 Mar 2014 13:38    Sujet du message: Répondre en citant

Bon, j'ai voulu mettre à jour le premier message mais je crois que j'ai fait exploser la limite de caractères permise alors je continue ici (si ça intéresse encore quelqu'un...)

Perfume



On a souvent tendance à exagérer... pardon, j'ai souvent tendance à exagérer l'impact que peuvent avoir sur moi certains artistes ou certains albums. Que voulez-vous, je suis un adepte des superlatifs. Ce n'est pas vrai que chaque album qui nous marque change notre vie, même si on aimerait le croire. Il reste qu'il existe certaines œuvres qui vont bel et bien modifier en profondeur notre façon de voir le monde. Dans mon cas, c'est clairement ce qui est arrivé avec Perfume. Perfume est un 'trio' electropop formé à Hiroshima en 2001 par Ayaka Nishiwaki (aka A-chan), Yuka Kashino (aka Kashiyuka) et Ayano Ōmoto (aka Nocchi). Mais le plus important, c'est que depuis presque le tout début, Perfume est l'un des véhicules d'expression de Yasutaka Nakata, auteur-compositeur et surtout réalisateur de très grand talent (c'est peu de le dire). C'est lui qui a composé, écrit, arrangé et réalisé la quasi-totalité de la discographie du trio. Et il est sans aucun doute l'un des musiciens les plus importants de notre époque.

Sauf qu'encore une fois, ça m'a pris du temps à m'en rendre compte. Oui, je suis un peu long à la détente, mais il faut dire à ma décharge que la musique de Nakata, aussi surprenant que cela puisse paraître pour certains, n'est pas si immédiate que ça pour de la pop. Ce qui frappe en tout premier lieu chez lui, c'est le son. Nakata a une signature unique, immédiatement reconnaissable. Même s'il réussit la plupart du temps à l'adapter à chacun de ses projets, tous finissent immanquablement par porter sa marque, forcément vous allez me dire puisque c'est lui en plus qui écrit et compose. Mais alors c'est quoi le son Nakata? Voilà une question à laquelle il n'est pas si simple de répondre pour un ado nullar nazi comme moi, qui s'y connaît à peu près autant en electro qu'en physique nucléaire. J'ai quasiment envie de vous dire d'aller écouter sa musique pour comprendre.

Oui, tiens, allez écouter Dream Fighter. Si possible au casque et très fort. Essayez de porter à attention à tout ce qui se passe pendant ces presque cinq minutes, aux multiples couches qui s'empilent tranquillement les unes sur les autres, aux mélodies qui s'entremêlent et à la puissance irrésistible de l'ensemble. Sentez votre cœur et votre esprit décoller vers les cieux au moment de la première explosion du refrain à 1:25. Tenez, vous voyez, j'écoute la chanson au moment même où j'écris ces mots, peut-être pour la 200e fois, et pourtant je sens les larmes qui me montent aux yeux. C'est ça la magie Nakata, la magie Perfume. C'est ça qui a changé ma vie. Ce n'est pas très compliqué finalement. Perfume a réduit à néant les quelques restants de préjugés que je pouvais avoir à l'égard de la pop. J'ai aussi compris pour de bon que la musique n'avait pas forcément toujours besoin d'être sérieuse (et prise au sérieux) pour venir me chercher jusqu'au plus profond de mes tripes et de mon âme. La musique, c'est aussi la joie, la simplicité, la capacité de s'abandonner complètement. C'est arrêter de se poser trop de questions et écouter son cœur, qui nous dit c'est correct de tripper sur trois japonaises qui exécutent des chorégraphies hallucinantes sur des musiques electropop tout aussi hallucinantes. C'est la fin des plaisirs coupables, la fin des idées reçues, la fin des haricots. Bref, Perfume, c'est la libération.

Une libération qui s'est faite en plusieurs étapes tout de même. D'abord la découverte en 2009 grâce à cette review sur RYM. Sauf que je suis incapable d'écouter Game et Triangle en entier. Puis le calme plat jusqu'à la sortie de JPN fin 2011. Pour la première fois, je suis capable d'aimer un album de Perfume en entier, au point d'en tomber raide dingue. Sauf que je suis toujours incapable d'écouter Game et Triangle en entier. Puis de nouveau le calme plat. (Je vous ai dit que je pouvais être long à la détente.) Jusqu'au printemps 2013 où je me décide à redonner leur chance à Game et à Triangle, tout en me mettant à jour sur les singles sortis depuis JPN. C'est là que tout à vraiment basculé. Et puis il y a eu "Mirai no Museum", et puis "Magic of Love", et puis l'attente interminable avant la sortie de LEVEL3. Entretemps, j'étais devenu accro, ayant même commencé à élargir ma fanboyitude à Kyary Pamyu Pamyu pour varier un peu. Et j'étais surtout devenu un fanboy fini du trio et de Nakata, nouveau dieu parmi les dieux. À moi l'aveuglement volontaire, les chorégraphies millimétrées, le bonheur toujours renouvelé, le miel qui coule dans les oreilles. Lalala.

Fly a écrit:


Perfume | Complete Best (2006)

Je ne suis certainement pas le seul dans mon cas quand je dis que bon nombre de mes albums préférés étaient déjà sortis depuis longtemps quand ils sont devenus mes albums préférés. Je ne suis donc certainement pas le seul à me demander régulièrement comment j'aurais réagi à l'écoute de certains de ces albums si je les avais découverts à un autre moment de ma vie. Les aurais-je aimés encore plus? Ou aurais-je au contraire été outré à la simple idée qu'ils puissent un jour devenir des albums de chevet? Oui, outré! Car si l'évolution de nos goûts est tout à fait normale (et même souhaitable), elle arrive souvent beaucoup plus progressivement et subtilement que ce que l'on pense, ce qui rend le processus presque imperceptible si l'on ne prend pas le temps de s'y arrêter. Pourtant, il n'est pas nécessaire de remonter bien loin dans le temps pour s'en rendre compte.

Ainsi, la compilation Complete Best, qui — comme son nom ne l'indique pas — regroupe une bonne partie des chansons sorties par Perfume depuis l'arrivée de Yasutaka Nakata en 2003, est sortie en 2006, c'est-à-dire il y a bientôt huit ans au moment d'écrire ces lignes. À l'échelle humaine, même si le temps est une notion très relative, huit ans, ce n'est pas si long. Mais si je prends la peine de me remettre dans la peau de celui que j'étais en 2006, je ne peux m'empêcher de penser qu'il y aurait eu de fortes chances pour que mon appréciation de Complete Best soit complètement différente de celle qu'elle a été quand je l'ai écouté pour la première fois en 2013. Ce n'est pas que je n'aurais pas aimé ça du tout (il faut être particulièrement obtus pour rejeter en bloc ce genre de musique), mais disons que je n'aurais probablement pas été capable d'en saisir toutes les subtilités.

La musique que propose Complete Best est en effet surprenante à plus d'un titre. D'abord parce qu'elle est sensiblement différente du style qui allait faire la renommée du trio à partir de "Polyrhythm" (mais ça personne ne le sait puisque nous sommes en 2006, suivez un peu!), ensuite parce que l'on pourrait facilement vouloir la prendre à la légère. Déjà que beaucoup de gens ont tendance à prendre la pop — même la pop cinq étoiles de Nakata — à la légère, c'est encore plus le cas quand on remonte aux origines de Perfume. Leurs premières chansons sont d'un kitsch consommé (impression largement accentuée par les clips, avouons-le) et mélangent sans vergogne electropop, bitpop et j-pop façon Nakata. Or en 2006 ce dernier n'a pas tout à fait fini de peaufiner sa recette magique, et on sent qu'il se cherche encore un peu dans sa façon d'agencer les différentes strates de mélodies et de son, ce qui est d'autant plus flagrant sur Complete Best où se côtoient des chansons aussi différentes que "Sweet Donuts" et "Perfect Star Perfect Style".

Certes, son talent de mélodiste fonctionne déjà à plein régime. Le hic, c'est que son sens de la composition qui tue n'est pas encore contrebalancé par la maîtrise incroyable de la réalisation qui allait par la suite devenir ma marque de commerce. En effet, Yasutaka Nakata vous attire d'abord avec sa production hors du commun, pour ensuite mieux vous rendre complètement dingue avec ses mélodies indélogeables. Et comme c'est cette convergence d'éléments essentiels qui fait tout le sel de la musique de Perfume, les nombreuses qualités de Complete Best peuvent facilement passer sous le radar d'un auditeur moins averti qui sera facilement rebuté par l'approche beaucoup plus artisanale qui prévaut ici. S'il a fallu quelques écoutes au moi de 2013 pour s'ajuster à ces sonorités parfois un peu datées, imaginez ce que cela aurait pu être pour le moi de 2006!

La surprise est d'autant plus grande que Complete Best s'ouvre avec l'extraordinaire "Perfect Star Perfect Style", qui est la chanson la plus récente à figurer sur le disque. C'est aussi la seule chanson à pouvoir rivaliser avec le reste de la discographie de Perfume sur un plan purement technique, grâce à son délicat enchevêtrement de mélodies vocales et de claviers rutilants posés sur un beat irrésistible. Forcément, passer de ça à "Linear Motor Girl", ça fait un peu bizarre. Et c'est ce qui fait toute la magie de cette compilation qui réussit à nous surprendre par son côté rudimentaire et presque naïf. Car ça fonctionne! Je vous mets au défi de résister à cet enchaînement ininterrompu de mélodies tellement catchy que même une lobotomie ne réussirait pas à vous les sortir du crâne : "Inryoku", "Monochrome Effect", "Vitamin Drop", "Sweet Donuts", toutes plus entêtantes les unes que les autres. Ceux qui aiment l'esthétique jeux vidéo rétro 8/16bits en particulier ne peuvent qu'adorer. Et si même l'immense "Electro World" (ah! le passage qui commence à 2:08 rah lovely) ou le survolté "Perfume" (papapapapapapafyūmu) ne parviennent pas à vous mettre de bonne humeur, laissez tomber.

Alors oui, le moi progueux/indie rockeux/un peu metalleux de 2006 aurait certainement eu un peu de mal à adorer Complete Best. N'ayant pas encore tout à fait succombé aux sirènes de la pop (ça n'arrivera qu'en 2009 grâce à... Perfume) ni aux charmes de la langue nippone, j'aurais pris ça comme un divertissement, un truc qu'on écoute pour délirer sans se prendre la tête, parce que ça manque tout de même un peu de sérieux voyons! Heureusement, c'est le moi de 2013 qui s'y est collé, le moi raide dingue de Perfume, et il va sans dire que j'ai pris mon pied. Et j'espère le prendre encore longtemps.


Fly a écrit:


Perfume | Game (2008)

Il y a des habitudes plus tenaces que d'autres. Tenez, moi par exemple, comme beaucoup d'autres amateurs de musique par ailleurs, je suis ce qu'on appelle un gars d'album. J'aime surtout écouter des albums, préférablement du début jusqu'à la fin et sans interruption, et sans avoir à zapper des morceaux. Évidemment, dit comme ça, ça a l'air tout à fait normal parce que c'est comme ça que beaucoup d'entre nous ont été initiés à la musique. C'est presque inscrit dans notre imaginaire collectif, dans notre ADN de mélomanes.

Enfin, de mélomanes qui aiment le rock (au sens très large du terme), surtout, quand même. Parce que quand on y pense, il s'agit d'une façon extrêmement réductrice d'aborder la musique, qui découle d'un modèle aujourd'hui un peu dépassé, d'un temps où il était effectivement compliqué d'écouter de la musique autrement que de cette façon, et où par la force des choses l'album est devenu une sorte de fin en soi, le summum de l'expression artistique. Le problème, c'est que ça entraîne toutes sortes d'effets pervers dont on ne se rend pas toujours compte. On met ainsi beaucoup l'accent sur le résultat global, sur le déroulement des chansons et sur la cohérence de l'ensemble, aux dépends parfois de la qualité intrinsèque de chaque composante. Si, pour diverses raisons, l'enchaînement des morceaux rend l'écoute difficile, il arrive qu'on passe à côté de bonnes chansons qui, prises isolément, se révéleront bien plus intéressantes que noyées dans la masse (le contraire étant également vrai).

Je me souviens ainsi que mes premières écoutes de Game furent à la fois pénibles et décevantes; pénibles parce que j'avais l'impression d'écouter douze fois la même chanson, impression renforcée par l'aspect répétitif de la musique, et décevantes parce qu'elles confirmaient un peu mes premières expériences avec la musique de Perfume : un emballage à couper le souffle d'inventivité et de puissance, mais un contenu qui ne parvenait qu'en de rares occasions à se hisser au niveau de cette réalisation fulgurante. Puis l'extraordinaire JPN est arrivé et pour la première fois j'ai enfin pu réconcilier mes attentes et mes habitudes. Dès lors, je n'avais de cesse que de transformer l'essai en redonnant leur chance aux autres albums. Sauf que je m'obstinais à utiliser la même méthode : appuyer sur lecture et laisser rouler. Autant dire que je n'avais pas encore compris. Il a fallu que je devienne réellement obsédé par le trio pour tenter une autre approche. Un truc tout simple en fait. Y aller à l'aveugle en utilisant la bonne vieille lecture aléatoire. Et le miracle s'est accompli. Ce qui auparavant m'apparaissait comme une masse informe s'est tout à coup révélé à moi, chaque chanson prenant une toute nouvelle dimension. Vous allez me dire que je n'aurais sûrement pas forcé les choses à ce point-là s'il n'y avait pas eu cette envie au départ, et vous aurez raison, mais ça c'est une habitude dont il est autrement plus difficile de se défaire.

En l'occurrence il ne fallait pas grand-chose pour que je devienne fanboy, à tel point que désormais Game vient sérieusement menacer l'autrefois indépassable JPN au titre de meilleur album de Perfume. Tout y est : les mélodies en pagaille, la science presque inégalée du "hook" et bien sûr la réalisation signée Yasutaka Nakata, maximaliste et minimaliste à la fois, reconnaissable entre mille et source intarissable de plaisirs auditifs tous plus délicieux les uns que les autres, à tel point que même les morceaux les moins intéressants ont toujours quelque chose à proposer. Selon votre degré de tolérance aux voix suraigües et passablement trafiquées des trois chanteuses, vous pourriez vous aussi succomber aux charmes de Perfume. Question d'habitude.


Fly a écrit:


Perfume | ⊿ (2009)

On désigne habituellement sous le terme "grower" (de l'anglais "to grow on", plaire de plus en plus) un album qui, après une première impression peu enthousiasmante, voire carrément mauvaise, commence à révéler certaines qualités insoupçonnées au fil des écoutes successives, parfois jusqu'à devenir un nouvel album de chevet que l'on chérira d'autant plus pour cette raison.

Bon, c'est bien beau tout ça, mais concrètement, comment expliquer ce phénomène? Parce qu'on finit tous par se poser la question quand ça nous arrive : comment j'ai pu passer à côté du truc à ce point? Comment quelque chose d'aussi formidable a pu nous paraître aussi banal la première fois? Avions-nous simplement la tête ailleurs? Ou peut-être n'étions-nous tout simplement pas prêt? Et si nous arrêtions de parler de nous à la première personne du pluriel?

Pouf pouf.

Perfume donc. Le meilleur 'groupe' d'electropop du monde. Vous trouvez que j'exagère? Évidemment que j'exagère! Mais je le pense quand même. J'ai beau me creuser la tête, je n'arrive pas à trouver un seul autre groupe du genre capable de rivaliser avec mon trio préféré. Pourtant ça n'a pas toujours été le cas. Même si j'ai découvert Perfume en 2009, il m'a fallu attendre 2011 pour vraiment commencer à les aimer, puis 2013 pour devenir définitivement un fanboy. Et c'est l'album avec lequel je les ai découvertes, ⊿ (ou Triangle pour les intimes), qui m'a donné le plus de fil à retordre. Forcément, ça m'amène à me demander pourquoi. Qu'est-ce qui pourrait expliquer que j'aie mis si longtemps à le cerner? Après tout on ne parle pas de free jazz ou de prog ici, mais bien d'electropop. Un genre censé procurer un plaisir immédiat, un peu futile en apparence mais tellement agréable.

J'y vois plusieurs raisons. D'abord, Triangle est un album excessivement déséquilibré dans sa structure même. L'enchaînement d'ouverture Take Off > Love the World > Dream Fighter confine à ce point à la perfection que pendant des mois et des mois je n'ai pas été capable de m'en remettre. Encore aujourd'hui, les mots me manquent pour décrire tout ce que je ressens lorsque j'entends la mélodie d'intro de "Love the World", et je ne parle même pas de "Dream Fighter"... Cette chanson, c'est comme si toutes les forces positives de l'univers avaient été réunies en un seul point pendant 4 minutes et 53 secondes. Un pur concentré de bonheur et d'énergie vitale, à l'image de son titre et de ses paroles en forme d'hymne à la ténacité sans faille de A-chan, Kashiyuka et Nocchi. N'importe quel album aurait du mal à se relever d'une telle déflagration. Sauf que c'est Yasukaka Nakata qui est aux commandes. Le pape de la pop. Plutôt que de laisser retomber un peu la pression, il décide de balancer le monstrueux "Edge (⊿-mix)" et ses presque neuf minutes écrasantes et intimidantes de techno pop à vous vriller les oreilles. Ce pavé a longtemps constitué la pierre d'achoppement de mon évaluation de Triangle. C'était comme si il formait un bloc tellement dense et compact que j'étais incapable de voir ou de comprendre tout ce qui venait après. Résultat, le reste de l'album ne parvenait jamais à me révéler ses innombrables qualités, tel une grosse masse informe et sans éclat.

Heureusement, j'ai fini par appliquer à l'album le même traitement qu'à Game, c'est-à-dire l'écouter dans le désordre, et une fois de plus ça a fonctionné! Et donc je me demande encore comme j'ai pu passer à côté du merveilleux et presque kraftwerkien "Night Flight", de l'irrésistiblement eighthies "I Still Love U", des indissociables "Zero Gravity" et "The Best Thing", ou du tubesque "One Room Disuko". Par quelle espèce de blocage mental mon cerveau n'a-t-il pas été capable de prendre toute la mesure de ce qui se jouait avec cet album? Le pire, c'est que ça m'arrive constamment avec Nakata. Au départ j'ai presque toujours l'impression d'écouter un truc un peu générique et sans attrait, qui sonne super bien évidemment (on parle d'un petit génie de la réalisation ici, et je n'utilise pas souvent ce mot) mais dont les qualités de composition me font rarement de l'effet aux premières écoutes. Non, avec Nakata il y a toujours ce retour du bâton, ce deuxième effet kiss cool, qui fait que les chansons s'insinuent dans mon cerveau sans que je m'en rende compte, trop occupé que j'étais à baver sur les beats de folie, pour ensuite me revenir en pleine gueule quand je prends finalement conscience de leur surpuissance.

Par contre même en ma qualité de fanboy, je suis capable de faire la part des choses et d'admettre que ce Triangle comporte tout de même quelques baisses de régime en fin de parcours, notamment l'insipide "Speed of Sound" ou la gentiment barbante "Negai" (on comprend l'idée de terminer avec une ballade, mais ça tombe à plat malgré l'indéniable qualité des mélodies). Simplement, ces quelques égarements ne suffisent pas à remettre en cause les sommets atteints tout au long de l'album. Alors n'oubliez pas, même si à la première écoute, même si à la cinquième écoute, vous ne comprenez pas vraiment toutes les dithyrambes dont Perfume et Nakata font l'objet, dites-vous que ce n'est qu'une question de temps. Vous ne pourrez pas y échapper.


Fly a écrit:


Perfume | JPN (2011)

Ça vous arrive souvent à vous de laisser un album que vous aimez beaucoup de côté pendant quelques temps, parfois si longtemps que vous finissez par vous demander s'il était finalement si bien que ça, pour ensuite y revenir avec un plaisir décuplé et vous trouver bien con d'avoir douté de lui? Et bien moi ça m'arrive très souvent! Même JPN, qui est pourtant l'album qui m'a définitivement converti à Perfume, a eu droit à ce sort injuste. J'ai tellement écouté leurs autres albums récemment pour rattraper mon retard que j'en suis venu à le négliger, ce qui est vraiment dommage parce qu'il est évidemment toujours aussi surpuissant. Quand j'écoute Perfume, j'en arrive toujours à la conclusion que ça ne sert presque à rien d'essayer un autre groupe electropop parce que c'est vraiment la quintessence du genre, un truc tout simplement inégalable et inégalé. Yasutaka Nakata n'a clairement pas volé sa réputation, car son style unique et immédiatement reconnaissable fait paraître n'importe quel autre truc du genre bien fade en comparaison. Comment quelqu'un pourrait-il espérer atteindre la perfection formelle et mélodique d'un Glitter, d'un Voice ou d'un Fushizen na Girl, hein? (Et je ne parle même pas de leurs fabuleux clips.)


Pour écouter : Tout est là!
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Sly



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MessagePosté le: Dim 02 Mar 2014 15:39    Sujet du message: Répondre en citant

Fly a écrit:
si ça intéresse encore quelqu'un...


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Blackmore
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MessagePosté le: Dim 02 Mar 2014 18:21    Sujet du message: Répondre en citant

y'a beaucoup trop de trucs à écouter, c'est juste pas possible Fly ! comment veux-tu que les gens suivent :)

Un jour il faudra compulser tout ça pour en faire un dossier sur le site si ça te dit (suffit de recopier et mettre les images) :)

Bon moi je suis tombé sur Orange Caramel via spotifist, y'a un morceau de 13 min ça doit être prog.
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Winter
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MessagePosté le: Dim 02 Mar 2014 18:31    Sujet du message: Répondre en citant

Ca pourrait être funeral doom mais vu le nom, je doute.
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Fly
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MessagePosté le: Lun 03 Mar 2014 0:25    Sujet du message: Répondre en citant

Le seul Orange Caramel que je connais c'est de la k-pop Confused
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Fly
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MessagePosté le: Lun 03 Mar 2014 21:24    Sujet du message: Répondre en citant



Ça y est, je suis en train de basculer du côté obscur. Je suis en train de devenir fan d'un groupe qui n'existe pas vraiment. Ce groupe, c'est Hōkago Tea Time, groupe principal du manga/anime K-On! Je sais, j'ai dit dans mon premier message que je ne m'intéressais pas à ce genre de choses, et c'est toujours le cas. Sauf que j'ai quand même chopé un de leurs albums par curiosité après en avoir vu du bien sur RYM, et que c'est un énorme coup de cœur.

K-On! est en fait un manga, devenu par la suite dessin animé, qui raconte (du peu que j'en sais pour le moment) l'histoire de cinq jeunes lycéennes qui forment un groupe de rock. Je rappelle que c'est un groupe "virtuel", mais ça ne les a pas empêché de composer plusieurs chansons pour rendre le tout plus intéressant. Et c'est là que l'on voit encore une fois le sérieux avec lequel les Japonais abordent la musique. En France, ce genre d'histoire ça donne Hélène et les garçons. Au Japon, ça donne Hōkago Tea Time, un des groupes de pop/rock japonais les plus incroyables que j'aie jamais entendus. Toutes les chansons sont des tubes en puissance, la réalisation est excellente (le son de la basse OMG), c'est bourré d'énergie et de bonne humeur, et les voix des filles sont kawaii à mort. Résultat j'écoute ça en boucle depuis quelques jours. Sauf que maintenant je me rends compte qu'il y a un paquet de chansons que je ne connais pas encore, et j'ai peur de sombrer...

Au secours!!!

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Jamestown



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MessagePosté le: Lun 03 Mar 2014 21:49    Sujet du message: Répondre en citant

Bon, l'album de BabyMETAL est en vraiment très cool. C'est très dense, finalement, comme disque, mais ça vaut vraiment le coup.

J'ai fait ma petite chronique sur mon blog que personne lit (je suis resté très Web2.0 de la première heure, en fait), mais je vais résumer ici : c'est un des groupes les plus libres de cette scène metaleuse moribonde. C'est un torrent de créativité totalement débridé, et ça fait vraiment du bien, même si j'ai quelques réticences sur Give me Choco.

Dès que j'ai des thunes, je le commande en import.
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Fly
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MessagePosté le: Lun 03 Mar 2014 22:04    Sujet du message: Répondre en citant

Je suis sûr que DS va être d'accord avec toi.

Sinon un lien vers ton blogue que personne ne lit ne serait pas de refus.
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MessagePosté le: Lun 03 Mar 2014 22:14    Sujet du message: Répondre en citant



C'est là : http://disqueraye.blogspot.fr/
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Sven
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MessagePosté le: Lun 03 Mar 2014 22:35    Sujet du message: Répondre en citant

T'avais pas mis l'adresse en signature, d'ailleurs?
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MessagePosté le: Lun 03 Mar 2014 22:36    Sujet du message: Répondre en citant

Je crois pas. Mais je peux le faire si y a que ça pour te faire plaisir :)
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Fly
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MessagePosté le: Lun 03 Mar 2014 22:38    Sujet du message: Répondre en citant

En tout cas tu en as déjà parlé parce que je me souviens l'avoir déjà visité.
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